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Daphne Odjig
Pow-wow à Wikwemikong
Marie Lugli, le 6 août 2018
Daphne Odjig 2/Pow_Wow Dancer. 1978_Private collection
Daphne Odjig 2/Pow_Wow Dancer. 1978_Private collection
 
Daphne Odjig exécute ensuite des peintures de légendes, des murales historiques, des œuvres érotiques, des abstractions et des paysages en utilisant différentes techniques et différents matériaux. Elle adopte néanmoins l’acrylique dont elle explore à fond toutes les possibilités. Elle crée ainsi une œuvre très personnelle que l’on ne peut classer comme étant uniquement influencée par un style autochtone, canadien ou européen. Ses œuvres enrichissent des collections canadiennes publiques et particulières. Membre de l’Ordre du Canada, Odjig est vue par beaucoup comme la « grand-mère de l’art autochtone » au Canada. Pendant de nombreuses années, elle gère une galerie d’art autochtone à Winnipeg et fonde un groupe influent, mais éphémère, connu sous le nom de « Groupe indien des Sept », qui compte entre autres Morrisseau, Carl Ray et Alex Janvier.

Daphne Odjig 2/Défilé solennel, 1989_Thunder Bay Art Gallery Collection
Daphne Odjig 2/Défilé solennel, 1989_Thunder Bay Art Gallery Collection
 
Odjig découvre la véritable liberté artistique à la fin des années 1970. « Elle commence à exposer des œuvres qui n’expriment pas forcément son indianité ni l’histoire de son peuple, mais des sentiments personnels », observe Devine. Cette évolution transparaît dans des œuvres telles que Deux femmes à leur courtepointe (1982). « Ici, le glissement thématique est net, le langage visuel est différent, analyse Devine. L’espace est métaphorique. Les formes géométriques qui occupent tout le champ de la toile, donnent à penser que des gens combinent des éléments disparates pour créer un tout unifié. »

Sans conteste, c’est la ligne – toujours le dernier élément à figurer dans un Odjig – qui apporte la cohésion définitive. Devine voudrait pouvoir l’extraire du tableau pour découvrir tout ce qu’elle pourrait raconter à elle seule. Mais séparée des plans et des couleurs qu’elle délimite, il se pourrait que la ligne perde de sa force. Odjig a déjà affirmé que cette ligne donnait vie à ses toiles. « Si vous pouviez regarder ma peinture avant que j’applique la ligne-forme, vous ne comprendriez sans doute pas ce que je fais. Mais une fois la ligne sur la toile, tout est en équilibre, tout est là. » Sans les différents éléments du tableau – les éléments de la vie – à relier, la ligne-forme n’a rien à accomplir, nulle part où aller. Odjig sait sûrement cela mieux que quiconque.

www.beaux-arts.ca



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