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Nigel Coates : Corps comme métaphore de l'architecture...
Nigel Coates
Corps comme métaphore de l'architecture...
Fl. Z., le 29 mai 2015
Portrait_Architectural

Nigel Coates est né en Grande-Bretagne en 1949. 
De 1972-74, il obtient son diplôme à l'Architectural Association School of Architecture (A.A.)
 De 1979-89, il est Directeur de l'Unit 10 à l'A.A.
 Il fonde (en 1983) le groupe NAT0 (Narrative Architecture Today) avec Catrina Beevor, Martin Benson, Peter Fleissig, Robert Mull, Christina Norton, Mark Prizeman, Melanie Sainsbury et Carlos Villanueva. Il publie la même année la première revue NAT0. En  
1985, il fonde Branson Coates Architecture avec Doug Branson
. Il est nommé en 1995 Professeur de Désign architectural au Royal College of Art.


FL.Z. a interviewé Nigel Coates, une des personnalités les plus éclectiques de la scène architecturale internationale. L'interview a permis de bien connaître sa théorie sur le corps humain comme métaphore de l'architecture et sa vision de la ville.

FL.Z : Nigel Coates, votre travail va de l'architecture au design, en passant par l'art et les médias, sans oublier votre activité universitaire. Quel est le domaine qui vous a le plus inspiré et quel celui que vous considérez le plus proche de votre sensibilité ? 



Nigel Coates : Si j'ai appris à me connaître moi-même au fil des années, je crois que c'est l'ensemble de ces domaines qui m'a inspiré car il m'est difficile de suivre une seule voie. J'aime les influences de tous côtés. Si je décide de faire de l'architecture, il est probable qu'une idée arrive d'un autre domaine et inversement, c'est ma façon de travailler.

Nigel Coates/sheffield_ncpm
Nigel Coates/sheffield_ncpm
 
FL.Z : Un de vos ouvrages les plus connus est le Body Zone au Millennium Dome, une représentation physique du corps humain qui devient architecture. 
Quelles sont les bases de votre théorie qui considère le corps comme une métaphore de l'architecture ?

Nigel Coates : Certes, la figure à l'intérieur du Millennium Dome était une représentation extrême du corps humain et apparaît comme tel mais il y a beaucoup d'autres ouvrages et d'autres modes où le corps peut influencer l'architecture. Je pense que le modernisme et l'architecture du vingtième siècle aient souvent créé un vide entre la façon dont les personnes utilisent le corps et le considèrent et ce qui a été produit et la manière dont cela a été fait. Il n'est pas nécessaire d'aller bien loin pour essayer d'exporter notre corps de nous-mêmes à l'architecture. J'ai fait beaucoup d'expériences avant le corps à l'intérieur du Dome. Les commettants voulaient un corps dans le Millennium Dome pour représenter ce que nous sommes et l'idée me plaisait.



FL.Z : C'était parfait !



Nigel Coates : J'ai fait à dire vrai des esquisses au début, dont beaucoup représentaient de grands corps qui agissaient dans un contexte urbain. 
J'ai créé dix ans après la figure exposée au Dome.




Nigel Coates/NCPM-model
Nigel Coates/NCPM-model
 
Fl.Z : Vous avez dit que la " Body Zone " a permis d'expérimenter la technologie numérique dans l'architecture et de créer de grandes représentations du corps humain.



Nigel Coates : Nous avons exploré toutes les possibilités où un corps peut être formé et construit, y compris l'analyse numérique des corps, dont celui de mes amis et le mien. J'ai créé des modèles clé, comme ceux adoptés par le sculpteur, qui ont ensuite été analysés..il y a eu un échange constant entre le processus artistique conventionnel et celui numérique.



Fl.Z : " A casa nel mondo moderno " (À la maison dans le monde moderne), exposée à la dernière Biennale d'Architecture de Venise, est votre dernière expérience dans la recherche du rapport entre le corps humain et l'architecture. Considérez-vous cet ouvrage comme une synthèse de votre théorie ?



Nigel Coates : Le dernier ouvrage est toujours la meilleure synthèse disponible. On peut sans aucun doute essayer d'autres approches, un des objectifs de cet ouvrage était d'explorer le rapport entre le mouvement des corps en chair et en os, l'ameublement comme corps et comme paysage et une idée libre et extravagante de l'architecture. Il y a donc une espèce d'inversion et de perversion de ces différents moyens dans l'ouvrage. Si je songe toutefois à la façon dont il a été créé, en passant simultanément par les objets d'ameublement, la danse présente dans le film et ces petites villes représentées sur les lampes fluctuantes dans l'espace, cela s'est fait grâce à un processus où l'on propose une idée et on l'adapte, mais je pense qu'il y ait un système dynamique qui peut manifester le corps de plusieurs façons dans ce travail. La danse, par exemple, a été chorégraphiée au début avec des pièces de mon ameublement dans la salle de danse. J'ai demandé le premier jour aux danseurs de danser comme s'ils étaient autour, au-dessus et avec quelque chose du vieil ensemble d'objets d'ameublement que j'avais. Nous avons enlevé les meubles le deuxième jour et j'ai en même temps développé les formes pour l'ameublement que j'aurais éventuellement construit.
Ils avaient été influencés par la danse, une espèce d'échange d'idées.




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