RECHERCHE
VILLE DE DESIGN
EGO MAGAZINE
ARCHIVES
Palimpseste et Émotion
Les espaces culturels
Nargisse Rafik, le 29 juillet 2018
Palais de Tokyo P. Marc Domage
Palais de Tokyo P. Marc Domage

Palais de Tokyo, site de création contemporaine – Paris

1999-2002

Superficie : 8 000 mètres carrés (86 000 pieds carrés), dont la moitié consacrée aux expositions et à l’accueil du public
 

Bâtiment et situation

L’actuel édifice du Palais de Tokyo, site de création contemporaine (d’abord le Palais des musées d’art moderne) a été construit en 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale de Paris. Il consiste en deux bâtiments autonomes : l’aile ouest, appartenant à l’État, et l’aile est, à la Ville de Paris. D’ordre monumental, ils étendent leurs façades de comblanchien et travertin, de part et d’autre d’un portique, et donnent sur une terrasse du côté des rives de la Seine. L’entrée principale, dans un angle du site de création contemporaine, s’ouvre sur un espace qui, aujourd’hui, contraste résolument avec son enveloppe. Conçu dès l’origine pour être un lieu de culture et d’exposition, il a connu d’importants travaux de modernisation en 1954, et encore en 1971. En 1999, le ministère de la Culture et des Communications lance un concours pour abriter le site de création contemporaine projeté, qui prendra place dans le bâtiment où se tenait le chantier interrompu du Palais du cinéma. 

Ce sont les architectes Anne Lacaton et Jean Philippe Vassal, réputés pour leur approche organique dans leurs réalisations de maisons individuelles, qui remportent le concours.

 


Palais de Tokyo P. Kleinefenn
Palais de Tokyo P. Kleinefenn
L’intervention

L’intervention sur la morphologie de l’espace a consisté à laisser en place et à renforcer les structures modernes d’origine : poteaux et poutres de béton, grande verrière…
L’articulation des espaces va droit à l’essentiel : la dynamique qu’ils induisent se réfère aux lieux de culture ouverts, tels que la place Jemâa el Fna à Marrakech, où se constituent spontanément les îlots d’attention et des lignes mouvantes de circulation.
La surface des parois a été laissée brute, appuyant la référence au modèle de la friche industrielle. 

Ici, tout est agencé pour obtenir un esthétisme du contraste et de la polyvalence. Ainsi, les fenêtres ont été transformées temporairement en cadres pour les photos de l’artiste Beat Streuli, visibles des deux côtés de l’enveloppe du bâtiment. 

Ce parti pris pour un lieu mobile et transformable, outre son adaptation aux fonctions du site de création contemporaine, contraste avec la perspective centrale du bâtiment vue du côté de la Seine. Les architectes ont joué sur une gamme sensorielle étendue, clin d’œil à l’histoire de l’architecture classique et à la primauté qu’elle accorde au sens de la vision. En effet, une partie des travaux a consisté à instaurer un confort thermique continu et un maximum d’exposition à la lumière naturelle, qui font contrepoint aux perceptions kinesthésiques et visuelles des volumes à l’échelle imposante : de façon immatérielle et subliminale, ces subtiles réglages sensoriels rendent les lieux «habitables».

<   1  2  3  4  5  6   >
IMPRIMERENVOYER À UN AMIHAUT DE PAGE
HÔTELS-BOUTIQUES
AGENDA
NEWSLETTER


giubbotti peuterey Peuterey Outlet giubbotti peuterey peuterey online