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Les espaces culturels
Nargisse Rafik, le 29 juillet 2018

La Tate Modern Gallery – Londres


1994-2000
Superficie : 11 150 mètres carrés (120 000 pieds carrés) d’espace d’exposition

Bâtiment et situation

Ouverte en l’an 2000, la Modern Tate Gallery a accueilli son nouveau public dans l’édifice reconverti d’une ancienne centrale électrique. Immense bâtiment de brique rouge, cette centrale était l’œuvre de Giles Gilbert Scott, qui y avait mis la dernière touche en 1933. Financée par la loterie nationale anglaise, cette reconversion visait également à revitaliser la zone industrielle de Bankside. Elle a été accompagnée de la construction du Millennium Bridge, dessiné par l’architecte sir Norman Foster et le sculpteur sir Anthony Caro. Ce pont piétonnier relie le quartier de la cathédrale Saint-Paul au nouveau musée et intègre cette rive de la Tamise à la ville.

Les maîtres d’œuvre de cette opération de reconversion sont les architectes du cabinet suisse Herzog & Meuron, qui ont, depuis, reçu le prix Pritzker en 2001 pour ces travaux réalisés en collaboration.


L’intervention

La tour centrale, élément de référence dans le paysage, a été séparée du bâtiment principal par l’élimination de ses épaulements. L’ancienne salle des turbines a été vidée de ses machines pour laisser place à un espace tout en longueur qui est devenu le hall d’exposition principal et le lieu de référence pour les éléments de circulation. Fortement orienté, cet espace, au volume intérieur de 26 mètres de hauteur sur 152 mètres de longueur, les architectes en ont habilement tiré parti : aux niveaux inférieurs, les espaces d’accueil et de services sont répartis dans la longueur du bâtiment. Aux niveaux supérieurs, des salles latérales, conçues comme des capsules à partir desquelles le regard peut plonger en direction des installations du hall principal et dont le pourtour blanc est souligné de lumière, abritent d’autres aires d’exposition. Des parois extérieures, elles sont abreuvées de lumière naturelle par les ouvertures étroites qui montent rythmiquement le long de la façade. Vues du hall central, ces dernières constituent des modules dont le contraste avec la brique rouge et omniprésente scande les élévations latérales. Des rampes d’acier sont suspendues au-dessus du hall, ce qui permet de poser son regard à un autre niveau, sur des œuvres de dimensions elles-mêmes architecturales, telles les fameuses araignées de Louise Bourgeois qui y ont été exposées en 2000.

À l’extérieur, une rampe également d’acier relie le niveau piétonnier à l’entrée principale de la façade ouest.

La création la plus incontestablement moderne est une verrière haute de deux étages, ajoutée au sommet du bâtiment, où un restaurant et d’autres salles publiques ont été aménagés. Ses volumes cristallins sont accentués par la rampe lumineuse qui, associée à la lumière du sommet de la tour et à celle à la base du bâtiment, dessine l’édifice comme un symbole sous le ciel nocturne.
 


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