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Tomorrow Now : Quand le design rencontre la science-fiction
Tomorrow Now
Quand le design rencontre la science-fiction
Alexandra Midal + Björn Dahlström, le 24 décembre 2007
Histoires d’invasions, d’extraterrestres, de robots, de mutants, de cyborgs prenant place dans des vaisseaux, sur la terre, dans la galaxie ou au-delà jusque dans le cerveau humain, la science-fiction offre en réalité une lecture de notre société actuelle. Souvent considérée comme un sous-genre littéraire, une spéculation sur un futur improbable, la science-fiction agit tel un miroir grossissant et présente des caricatures du monde, des scénarios poussés jusqu’à des situations paroxystiques qui prennent toutes pour point de départ un ancrage dans le présent. Source d’inspiration primordiale pour le cinéma, les arts plastiques ou l’architecture, c’est pourtant avec le design que la science-fiction tisse ses liens les plus étroits.

À l’instar de la science-fiction, le design préfigure les mutations du monde jusqu’à les pousser parfois à leur paroxysme pour mieux en montrer les conséquences. Leurs champs d’application se rejoignent et ils posent les mêmes questions : quels types de relations entretenir avec les évolutions technologiques ; quel pourrait être leur impact sur l’homme, sur son comportement, sur ses capacités physiologiques et mentales ? Perpendiculairement à cet axe se déploie quantité de mondes multidimensionnels à travers lesquels certains individus se déplacent.


Ant Farm_Enviroman, 1969_Chip Lord
Ant Farm_Enviroman, 1969_Chip Lord
 
Les rencontres entre le design et la science-fiction sont déterminées par trois temporalités. La première est liée à l’anticipation et à l’innovation avec, d’une part, l’invention en 1929 du mot « science-fiction » par Hugo Gernsback, un Luxembourgeois émigré aux États-Unis, et, d’autre part, l’Exposition Universelle de New York en 1939, qui présente le Futurama, une maquette géante de ville futuriste imaginée par le designer Norman Bel Geddes. Exposée dans le pavillon de la General Motors, le Futurama rend compte de quelle manière science-fiction et design oeuvrent ensemble pour mettre la technologie au service de l’homme. C’est à cette exposition internationale que des designers, qui envisagent traditionnellement la production industrielle d’objets, s’emparent des espaces privés, publics et urbains.

La deuxième rencontre entre science-fiction et design se fait à l’après-guerre avec le rêve de conquête spatiale en passe de se concrétiser. L’éventuelle découverte de nouveaux territoires intergalactiques, contrebalancée par l’accent porté aux mondes intérieurs, enthousiasme les designers. Ils s’inspirent de l’imaginaire propre à la science-fiction, créent des formes capsulaires et lui empruntent aussi le mode de la fiction qui, une fois détourné, valide la technique ou la dénonce.

La troisième passerelle entre design et science-fiction repose sur le postulat de l’existence d’une quatrième dimension : celle du temps, qui, associée aux trois autres dimensions, devient une porte ouverte sur des mondes parallèles. Par des « trous de ver », des portes de téléportations et autres trous noirs s’entrouvrent des brèches dans l’espace-temps. Ni anticipation, ni prédiction, ni rétrofutur, les mondes parallèles se juxtaposent à la réalité du présent.


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