Design de pointe et dispositif des choses : Les pensées de Jean Louis Frechin
Design de pointe et dispositif des choses
Les pensées de Jean Louis Frechin
Annie Gentès + Jean-Paul Robert, le 7 novembre 2018
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D


Dossier Spécial

Dans la maison, les objets de notre confort quotidien cohabitent avec des objets technologiques performants, complexes et parfois envahissants. À terme, les nouveaux dispositifs issus de l’informatique sont appelés, grâce à la convergence qu’autorise le numérique, à remplacer tous les objets électroniques que nous connaissons - chaîne hifi, télévision, téléphone, radio - . Ces objets informatiques sont connectés à des réseaux et proposent une grande variété de services.


On nous promet, désormais, pour demain un « environnement intelligent » pour la maison, grâce à l’omniprésence des réseaux. Avec lui, les appareils futurs et à venir s’interconnecteront pour former un « internet des objets ». D’aucuns proposent des objets spécifiques, relativement intrusifs, visibles et complexes ; d’autres penchent à l’inverse à enfouir machines et réseaux pour fabriquer des espaces connectés ou plus rien de ce qui se passe ne serait visible (informatique pervasive). Ces propositions technologiques intègrent assez peu les facteurs humains; elles présentent un risque de perte de compréhension et de contrôle des technologies qui devraient pourtant nous aider à mieux vivre. Il nous semble important de proposer d’autres scénarios, qui incarnent et représentent de façon visible les services numériques. Il nous paraît également primordial d’inscrire les technologies numériques dans les contextes intimes, affectifs et spatiaux de l’habitat. Enfin, il est vital de voir et de comprendre les dispositifs qui nous entoureront pour se les approprier, pour inventer d’autres usages et pour identifier les risques possibles.

Jean Louis Frechin_Waaz AL, étagère support de musique
Jean Louis Frechin_Waaz AL, étagère support de musique


A partir de ses enjeux, le projet « Interface(s) » propose un “métissage” des nouvelles technologies relationnelles et d’objets légitimes dans la maison : mobiliers, éléments de décoration, de confort, d’éclairage, etc. Ces objets deviennent ainsi supports ou diffuseurs de services en ligne. Ils incarnent des interfaces visibles et amicales de relations entre les personnes, dans la pratique des loisirs numériques, avec les services de communication et avec les dispositifs de confort disponibles dans une maison. Ces “objets relationnels” sont des matérialisations discrètes, douces, émotionnelles et diffuses des potentiels offerts par les technologies de l’information et de la communication. Une telle approche constitue une proposition autant qu’un enjeu d’innovation pour les créateurs de services et pour les industriels des technologies et de l’habitat.

Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D


Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D


Les technologies numériques, comme toutes les technologies émergentes, nous paraissent à la fois sophistiquées et souvent malhabiles, peu matures. De l’invention à la découverte, comme l’explique Pierre Damien Huygue, il y a un long chemin pour parvenir à l’expression d’une esthétique propre. Or le numérique aujourd’hui oscille entre deux tendances. D’une part, les machines numériques envahissent l’espace - ordinateurs, « internet box », écrans - transformant l’organisation mais aussi la temporalité du travail et des loisirs. D’autre part, le numérique tend à se glisser dans toutes les machines, boîtes noires inaccessibles, qui rendent la compréhension de la voiture, du four, ou de la balance, délicate, voire impossible. Le travail de jean louis Frechin et d’Uros Petrevski s’inscrit dans ce paradigme, entre la multiplication des équipements, l’hyper médiation, et leur contraire, l’immédiateté et l’immersion, c’est-à-dire la volonté de faire disparaître les rouages, les appareillages, le tout au profit d’une expérience augmentée. A travers les objets exposés et les nombreux projets auxquels il contribue ou qu’il suscite, jean louis Frechin tente de questionner ce tout ou rien.

Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D


Bien plus qu’un « design de parure », comme Armand Hatchuel le définit, il s’agit d’un « design de pointe ». Le travail de conception ne porte pas sur les variations autour d’un genre, mais s’inscrit dans cette tradition de maturation des technologies que jean louis Fréchin contribue à définir parce qu’il en cherche les esthétiques spécifiques. Il rêve de « ré enchanter les technologies ». Miroirs d’ailleurs, lampes sensibles, étagères bavardes, aucun des objets présentés ici, n’impose l’univers industriel des ordinateurs dans l’espace de la maison. Mais le numérique et les objets ne disparaissent pas non plus. jean louis Frechin crée des objets numériques qui se voient, se manipulent et prennent leur place dans notre quotidien. On peut poser des livres sur WaSnake ELA, on peut avoir de la lumière avec Wanetlight M, les fonctions ne sont pas remises en cause. Le numérique n’en est pas réduit pour autant à une simple décoration de ces meubles. Notre hypothèse est que la série des «Wa » rend sensible le rapport au temps, à l’information, le rapport à soi et aux autres, propres à notre modernité. Nous ne pourrons ici creuser chaque dimension de ces « découvertes » mais souhaitons indiquer quelques pistes d’une réflexion sur le mode d’être des objets

Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D
Jean Louis Frechin_Wanetlight M, suspension à variation lumineuse 3D


L’esthétique d’une technique se manifeste quand les conditions de sa production ne sont pas cachées, enfouies, déguisées mais qu’elles sont exploitées, exprimées, appréciables. Le travail de jean louis Frechin consiste ainsi à questionner la nature des textes, images et effets numériques, leur calculabilité, mais aussi les conditions de leur production ordinaire. L’exemple de Wapix YJMM me paraît probant. La photo familiale a toujours à voir avec l’institutionnalisation et la mémoire mais elle n’est plus l’objet témoin, rare et placée sur le piano. La photo numérique a accentué l’abondance rendue possible grâce à un dispositif bon marché.

Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques
Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques


De ce fait, la photo, prise en rafale, n’élève plus un monument, mais enregistre une succession, présente une chronique. C’est ce flux temporel photonumérique que traduit Wapix YJMM. Il ne s’agit pas d’un diaporama mais d’une migration d’un cadre à un autre. Autrement dit, une photo « n’écrase pas » une autre photo mais coexiste latéralement et se déplace. Cette présentation des photos rend compte à la fois de l’allègement de l’acte photographique, qui ponctue aujourd’hui nos activités personnelles et familiales, et traduit cette légèreté dans une diffusion transitoire. Cette proposition permet aussi d’éviter l’enfouissement des photos sous forme de fichiers numériques au coeur d’un disque dur. Non seulement, elle assure la légitimité de la « photo éphéméride » dans l’espace familial, mais elle donne à voir la façon dont le numérique introduit le temps dans les objets, non pas comme témoins d’un usage qui les abîme mais comme proprement dans le temps, fluctuant, s’écoulant.


Jean Louis Frechin_WaSnake ELA, étagère modulable, dispositif de diffusion d'information
Jean Louis Frechin_WaSnake ELA, étagère modulable, dispositif de diffusion d'information


Si l’ordinateur est le lieu de l’information par excellence, l’écran est le lieu labile des apparitions, évolutions et disparitions des textes et images. Il y a une distance entre le fonctionnement numérique et le mode d’expérimentation des interfaces, similaire à la distance entre la dénotation et la connotation. WaSnake ELA offre un espace de représentation des présences. Cette représentation repose à la fois sur une information précise et sur une transformation de ces informations en signes complexes, polysémiques, ouverts à l’interprétation. Le designer du numérique a ainsi un choix à faire sur les modalités d’apparition de ces informations. Il décide aussi des modalités d’interaction avec les appareils.

Cette distance entre information (machine) et dénotation (interface) et renforcée par la disparition du clavier comme mode dominant d’interaction avec la machine. On ne rentre plus le nom du fichier .wave dans l’outil de recherche de l’ordinateur mais on retrouve les pochettes des CD que l’on place sur Waaz AL, comme pour retrouver une empreinte. Petits gestes libres, déplacements infimes permettent de faire évoluer l’environnement. La main n’assigne pas, elle palpite, ondule, pose et les lampes s’allument, les portes s’animent, la musique se fait entendre. Les «Wa » ne sont pas des surfaces à cibler mais des surfaces à caresser d’un mouvement.


Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran
Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran


Les objets numériques sont des miroirs tendus à notre présence. Comme de nombreux auteurs l’ont noté, l’identité et l’intime sont redéfinis dans notre relation aux machines communicantes. Les surfaces réactives, les messages qui circulent, les photos qui se succèdent, nous diffusent, nous exposent. Nos mémoires s’externalisent, les espaces professionnels et privés se mêlent, la proximité physique peut moins nous définir que la proximité virtuelle. Les objets de jean louis Frechin sont eux aussi pris dans cette logique complexe d’une intimité qui ne se décrit plus comme une intériorité autonome. D’une part, ils contribuent à l’extériorisation de l’intime en transformant des objets d’ameublement en lieux d’expression de la personne. D’autre part, ils tentent de tourner ce que cette exposition, ce renoncement à l’obscur, peut avoir de dangereux en réinventant une forme de distance avec les objets. La notion de trace est ici fondamentale parce qu’elle témoigne de notre rapport aux objets par contact - sans qu’il s’agisse de biométrie - et surtout parce que la trace est évanescente.

Ces surfaces d’affichage sont des palimpsestes qui se réécrivent en permanence. Transposée aux questions d’identité, cette esthétique nous aide à penser, non seulement la substitution par le biais d’avatar par exemple, mais les gradations dynamiques, du point abstrait au photo réalisme. Ainsi, l’absence de contours délimités, et finalement la cryptographie des objets comme formes d’expressions de soi, permettent de recréer un lieu intime propre.


Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran
Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran


Objets réflexifs, intimes, les «Wa » sont aussi objets communicants. Là où la maison pouvait se refermer sur un jeu de surfaces et de miroirs, les objets communicants créent une profondeur en amont et en aval. Ils ouvrent les portes vers d’autres foyers et ils procurent un lieu d’interaction pour les membres de la famille. Dans ce monde d’écrans plats, l’ouverture du champ vient des relations avec les autres. On aborde ici l’ultime fonction du designer numérique, qui crée des objets qui vont structurer les relations entre personnes, modifier les modalités de sociabilité et d’échange, redéfinir les territoires symboliques. A travers, les objets communicants ou les « objets relationnels », pour reprendre les termes de jean louis Frechin, le designer porte la responsabilité de constituer un cadre et d’influencer des relations. WaDoor UP, Wanetlight M, WaSnake ELA, Waaz AL, démontrent un choix politique et poétique. L’accent est mis sur l’accueil, l’hospitalité. Les modalités de présence tentent d’éviter l’intrusion brutale. L’objet numérique est conçu comme un espace d’écriture et de mémoire familiale partagée.


Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques
Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques


Si on peut parler de douceur numérique pour qualifier les objets de cette exposition c’est assurément parce que le numérique atteint ici une forme de maturité. Simondon analyse l’évolution des objets techniques vers une cohérence interne et le design des «Wa » témoigne de l’effort pour dégager les principes d’une esthétique juste, pertinente, du numérique et du communicationnel. En dernière instance aussi, objets ouverts qui attendent la contribution des uns et des autres. Objets discrets parce qu’ils s’effacent derrière l’utilité (donner de la lumière, poser des livres) mais aussi objets poétiques qui peuvent recréer un espace chorégraphique, un espace de secrets partagés, d’indices plutôt que d’informations, dans un présent fragile à renouveler.


Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran
Jean Louis Frechin_WaDoor UP, porte-écran


Les objets nous encombrent. Pire, ils nous envahissent. Dedans, alors que nos demeures, en ville, sont de plus en plus exiguës ; dehors, où ils prolifèrent, enlaidissent de leur disparité l’espace public et en étouffent les libertés possibles; sur nous, dans les sacs ou dans les poches que nous devons multiplier pour les emporter. Ce n’est pas tout : les objets sont devenus éloquents. Ils parlent d’eux, quand ils ne parlent pas tout seuls. Ils se glissent partout, se rappellent à l’ordre, ne nous laissent pas tranquilles. Ils prétendent servir, affranchir : ils aliènent. Ils ne sont plus inanimés. Désormais numériques, ils seraient même devenus « intelligents ». L’écrivain autrichien Robert Musil se demandait déjà s’il était possible d’affirmer qu’un cheval de course est « génial ».

Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques
Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques


Qu’aurait-il dit de ces choses devenues « intelligentes » : raisonnentelles, ou bien nous arraisonnent-elles ? Les voici encore devenues « communicantes ». C’est vrai : elles échangent entre elles. Mais, comme le langage nous parle quant nous croyons le parler, elles nous communiquent. De même que, croyant les manipuler, elles nous manipulent. Les objets sont les sujets. Et nous, qui nous pensons sujets, ne sommes plus que leurs objets. Nous croyons grâce à eux nous affranchir, gagner en temps, et en espace, et en utilité, et en service. Au lieu de quoi nous vivons dans l’immédiateté et ne savons plus penser ni le temps, ni la durée; nous nous imaginons ubiquitaires ou nomades et ne savons plus nous libérer ni des prothèses, ni de leurs réseaux; nous devons répondre aux services qui nous sont proposés par les objets, mais devons pour cela les apprendre. Nous leur sommes devenus utiles, nous les servons. Les objets se perfectionnent, se font sournoisement plus simples, plus petits, plus malins, plus invisibles. Ils feignent d’apprendre à nous connaître. Ils se personnalisent. Nous croyons nous affirmer par eux, quand ce sont eux qui affirment le degré de servilité dans lequel ils nous placent. Ils ne servent pas, ils asservissent. Nous voulons nous individualiser : ils nous désubjectivent. Nous pensons gagner en altérité : ils nous aliènent et nous séparent, en s’interposant et se substituant à la relation à l’autre. Nous croyons nous affranchir : ils nous assujettissent. Plus grande est leur valeur marchande, plus fortement ils imposent les valeurs de la marchandise comme seule valeur sociale. Plus ils sont communicants, plus ils nous isolent en communautés. Plus ils sont nouveaux, plus vite ils se démodent et deviennent obsolètes. Nous ne pouvons même plus nous en défaire ni nous en débarrasser. Ils nous polluent, et finissent pollution.

Thorsten Franck_Aide à Projet - rangement Tube_Box
Thorsten Franck_Aide à Projet - rangement Tube_Box


Écoutons Giorgio Agamben, qui réactualise la notion de dispositif, telle qu’elle était avancée par Michel Foucault. Le philosophe italien la résume en trois points. « 1) Il s’agit d’un ensemble hétérogène qui inclut virtuellement chaque chose, qu’elle soit discursive ou non : discours, institutions, édifices, lois, mesures de police, propositions philosophiques. Le dispositif pris en lui-même est le réseau qui s’établit entre ces éléments. 2) Le dispositif a toujours une fonction stratégique concrète et s’inscrit toujours dans une relation de pouvoir. 3) Comme tel, il résulte des relations de pouvoir et de savoir. »


Jean Louis Frechin_Waaz AL, étagère support de musique
Jean Louis Frechin_Waaz AL, étagère support de musique


Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques
Jean Louis Frechin_Wapix YJMM, cadres chronopictographiques


Agamben en appelle à retourner le dispositif contre lui-même, à s’en emparer, à le « profaner », pour nous libérer de sa mainmise. Il s’agit d’en être les acteurs, plutôt que les vecteurs. Voici surgir une utopie, nécessaire dans le monde désenchanté de la « fin » de l’Histoire. Elle ne verra ni vainqueur, ni vaincu, mais nourrira un perpétuel déséquilibre, capable de nous remettre en marche dans le moteur de l’Histoire. Face aux dispositifs des choses, il faudrait, plutôt que les rejeter, les exploiter, les sérier, les détourner, les subvertir. Mais ce ne serait pas suffisant : la marchandise se sert déjà de tels procédés. Il s’agirait surtout de proposer des dispositions nouvelles, raisonnées, rapportées à d’autres sens et à d’autres valeurs que ceux et celles qu’ils véhiculent à notre insu. Il faudrait penser ces dispositions en termes d’économie politique, en conjuguant usage et sens, utilité et durée, plaisir et raison, individu et tissu social, pouvoir et savoir. Il faudrait, en somme, les inventer pour inviter à échanger. Alors, peut-être, et pourvu qu’ils deviennent de tels médiateurs, les objets pourraient-ils, à nouveau, servir.

Fabrice Berrux_ed. DIX HEURES DIX_Label - luminaires RGB
Fabrice Berrux_ed. DIX HEURES DIX_Label - luminaires RGB


Jean louis Frechin est architecte DPLG et diplômé de l’ENSCI où il étudie sous la direction d’Yves Savinel, Gilles Rozé et Marc Berthier. En 1989, il quitte la France pour rejoindre un institut de recherche informatique à Lisbonne, L’INESC. Il y découvre la fertilité du rapprochement du design et de l’informatique. De retour à Paris, il fonde, en association avec Stéphane Bureaux, une agence de design global qui réalise de nombreux projets industriels et culturels. En 1995, il rejoint, l’éditeur Montparnasse Multimédia pour participer à l’aventure de la création de titres multimédia de qualité. Son travail, toujours sous-tendu par l’idée de design global, s’attache à créer un rapport indissociable entre contenu, design interactif et technologie - créer du sens - . La plupart de ses réalisations sont primées : la collection « Les petits débrouillards », « La Terre merveilleuse », « L’histoire de l’aviation », « Le Louvre, Collections et palais », « La résistance », etc.

En 2001, il crée NoDesign, agence de design numérique spécialisée dans la création, l’innovation et les réflexions stratégiques dans les domaines des technologies de l’information, des interactions et des usages sur des projets industriels ou culturels. Pionnier reconnu du design numérique, il conseille également des entreprises sur des questions nouvelles : innovation par le design, innovations non technologiques, stratégie d’innovation. Fondateur et directeur de projet de l’Atelier de design numérique de l’ENSCI / les Ateliers à Paris en 1998, il transmet son expérience, sa culture, sa curiosité insatiable et la pratique du « projet ». Pour lui, le design est un état, un prisme de compréhension et de questionnement du monde. Nouveaux enjeux, nouveaux territoires, qui tentent d’élargir le « champ des possibles » et du « souhaitable », sans y perdre les valeurs premières du design ; celles du sens, de la simplicité et de l’émotion : celles d’une aventure humaine avant tout.