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Lee Bul
On Every New Shadow
Linda Chenit + Grazia Quaroni, le 7 janvier 2008
Lee Bul_Sternbau_Fondation Cartier_Patrick Gries
Lee Bul_Sternbau_Fondation Cartier_Patrick Gries
 
Biographie

Lee Bul, née en 1964 de parents dissidents de gauche, a grandi à Séoul dans une période de mutations politiques et sociales. D’emblée iconoclaste, elle rompt radicalement avec sa formation de sculpteur reçue à la très classique université Hongik de Séoul et réalise des performances à l’aide de costumes-objets, récusant ainsi une conception idéalisée de la beauté. À cette époque, vers la fin des années 80, elle joue un rôle de premier plan sur la scène avant-gardiste. Elle anime notamment Museum, un collectif informel d’artistes, de performeurs et de musiciens inclassables, dont la brève existence aura encore des répercussions au XXIe siècle, sur les pratiques artistiques expérimentales mais aussi sur certains aspects de la culture populaire coréenne.


Lee Bul_Excavation, 2007_Fondation Cartier_Patrick Gries
Lee Bul_Excavation, 2007_Fondation Cartier_Patrick Gries
 
Au début des années 90, Lee Bul, croisant les genres et les disciplines, poursuit sa réflexion provocante sur les thèmes de la beauté, de la corruption et du délabrement. Elle expose au Japon, au Canada, en Australie et dans plusieurs pays en Europe, s’affirmant dès lors sur un plan international comme l’une des artistes les plus audacieuses de la création contemporaine. En 1997, elle conçoit à la demande du Museum of Modern Art de New York une installation de poissons ornés de paillettes. L’exposition doit fermer avant la date prévue en raison de la polémique suscitée par l’odeur inevitable de l’installation. En réponse, Harald Szeemann, fidèle à son statut d’indépendant, lui commande la réplique exacte de la version originale pour la Biennale de Lyon dont il est le commissaire en 1997.

Lee Bul_Bunker, 2007_Fondation Cartier
Lee Bul_Bunker, 2007_Fondation Cartier
 
Après ce succès au goût de scandale, Lee Bul prend place parmi les finalistes du prix Hugo Boss 1998, dont la coordination est assurée par le Guggenheim Museum à New York. Elle inaugure alors la série des Cyborgs (hybrides de machines et d’êtres vivants) qui la rendra célèbre. En 1999, certains Cyborgs sont exposés à dAPERTutto, organisé par Harald Szeemann dans le cadre de la Biennale de Venise. Lee Bul est alors également choisie pour représenter son pays : dans le pavillon coréen, son installation de karaoké, mi-attraction foraine, mi-chambre mortuaire, est saluée par le public et par la critique. Parallèlement à ses expositions personnelles présentées dans différents musées à travers le monde, Lee Bul participe à des expositions collectives de grande ampleur.

De 2001 à 2003, son installation Live Forever est accueillie successivement par huit institutions en Amérique du Nord, dont le New Museum of Contemporary Art à New York et le Power Plant à Toronto. En France, elle présente deux expositions personnelles en 2002, au Consortium de Dijon et au Musée d’Art Contemporain de Marseille (MAC). Elle réunit pour la première fois à la Fondation Cartier pour l’art contemporain un ensemble d’oeuvres issues de sa dernière phase de recherche esthétique, une forme de méditation inventive sur les ruines de l’histoire, nourrie de sensations et de souvenirs intimes.


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