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Récupération, restauration, restructuration et remise en état : une architecture à retrouver.
Le patrimoine architectural ne cesse d'augmenter au fil des années. Si l'on ne considérait comme édifices à conserver que ceux ayant une tradition documentée il y a quelques décennies, l'évolution de la pensée conceptuelle a permis de comprendre que chaque ouvrage raconte une histoire et a des caractéristiques intrinsèques qui le rendent unique.

Il a fallu affronter au cours des dernières années de nombreux cas de récupération, de restauration, de restructuration ou de remise en état à travers plusieurs approches conceptuelles, en fonction des différentes écoles de pensée. Plusieurs types d'approche au problème de la conservation et de la réutilisation du patrimoine existant oscillent entre les deux extrêmes : d'une part, la restauration conservatrice qui fait de chaque trace un signe à transmettre à la postérité et, de l'autre, la récupération conceptuelle qui laisse la liberté de compléter un ouvrage avec des signes contemporains. Il faut par ailleurs tenir compte d'une diversification basée sur l'identité historique de l'édifice et sur sa nouvelle destination.

En laissant de côté les édifices servant historiquement de lieux publics et qui ont conservé cette utilisation avec la restauration, il existe également les cités et les anciennes maisons rurales, toutes deux réadaptées au mode de vie et à la culture contemporains ; les archéologies industrielles transformées en musée, laboratoire ou loft ; les fermes d'alpage, les trulli et les mas redécouverts comme patrimoine d'habitation et ainsi de suite. On pourrait en outre distinguer les matériaux avec lesquels le patrimoine architectural existant aux différentes latitudes est construit : le bois, la terre, les briques, les pierres, la céramique, etc.

La récupération, la restauration, la restructuration et la remise en état sont donc un thème actuel qui fait écho aux grandes constructions médiatiques, en réorganisant et en réadaptant le mode d'habitation des espaces construits dans l'histoire et pour l'histoire. Une transmission du savoir conceptuel qui continue la pratique de la construction dans une espèce de conception écologique qui réduit l'impact des nouvelles constructions, afin de donner un nouvel aspect et de nouveaux contenus à ce qui existe déjà.

Une différence encore plus importante doit être considérée avant ce qui a été dit jusqu'ici, à savoir la distinction entre les quatre approches et l'utilisation technique/ esthétique des matériaux pour chacune d'entre elles.

La récupération consiste à redonner vie et une nouvelle destination à un édifice délabré ou laissé à l'abandon en redistribuant les espaces et en réinterprétant les matériaux historiques, tout ceci en harmonie avec les nouvelles constructions. Une opération conceptuelle et stylistique avec, parmi les différentes possibilités, l'utilisation de la céramique comme matériau unissant l'histoire et la modernité transposées dans une texture, comme c'est le cas pour la série Raja de Stonepeak où la technique et l'image s'allient pour créer un revêtement hors du temps.

La restauration est une opération complexe qui prévoit une grande préparation historique/ documentaire et un “travail de bénédictin”, pour éviter de dénaturer l'architecture sur laquelle on intervient. Généralement appliquée aux édifices ayant une forte composante historique, iconographique et stylistique, elle considère très souvent la conservation comme la principale opération conceptuelle. Des parties contemporaines viennent parfois s'y ajouter, mais toujours en évitant interférer avec l'édifice préexistant. Dans ce cas également, le grès cérame arrive à donner des réponses convaincantes grâce à sa capacité mimétique, comme le montre la série Cottage produite par Stonepeak qui associe la durabilité de la céramique aux nuances discrètes du bois, en créant des surfaces en mesure de s'harmoniser avec l'histoire.

La restructuration est peut-être une des méthodes les plus répandues, car elle prévoit d'adapter les édifices conçus et réalisés à d'autres époques, selon d'autres styles, aux nouveaux standards d'habitation. L'impact est généralement invasif, mais avec l'objectif noble de faire d'une architecture démodée une architecture contemporaine. On compte plusieurs expériences de ce genre partout dans le monde. Ces interventions, parfois très limitées, sauvegardent le patrimoine en le catapultant dans l'avenir. Porcelaingres a su ici aussi donner des réponses avec plusieurs séries, telle que Terrazzo qui reproduit dans toute la masse la délicatesse des pâtes à base de ciment et de marbre et les rénove technologiquement, en transmettant ainsi le goût de la tradition en matière de construction aux nouveaux usages liés à l'habitation.

La remise en état concerne plusieurs types de constructions, des archéologies industrielles ou militaires aux petits hameaux abandonnés suite à l'émigration et désormais réévalués comme de nouveaux lieux où habiter, des architectures du paysage aux déchirures urbaines dues à des années de superpositions. Il s'agit d'interventions souvent sans une documentation historique accréditée, mais retrouvées grâce aux fragments de la culture locale et aux recherches sur place, presque de type archéologique. Les modules céramiques deviennent alors de plus en plus souvent des éléments d'unification, discrets et en harmonie avec le contexte, comme dans le cas de la série Materia 3D, toujours de Stonepeak, une surface en mesure d'unir l'intérieur et l'extérieur et d'être un lien entre ce qui existe déjà et la contemporanéité, des éléments capables de ré-uniformiser l'habitation.
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